~ tourisme tricotesque - Islande ~

Je suis très heureuse de laisser le clavier à une nouvelle contributrice pour les Wool Stories, qui va se présenter à vous tout de suite !

Bonsoir, je suis Sonia @cookyetgranola !  Je suis une toute nouvelle bordelaise de 30 ans, où je viens tout juste de déménager avec mon amoureux et nos 2 chats. Quand je ne tricote pas, je suis graphiste freelance, plutôt tournée vers l’édition, mais pas que ! Comme pour beaucoup, c’est ma grand-mère qui m’a appris à tricoter quand j’étais petite, mais ma seule réalisation avait été une écharpe pleine de trous ! J’ai repris en 2013, d’abord grâce à Vanessa (Les Gambettes Sauvages) qui avait organisé un atelier. Le geste était très vite revenu ! Mais c’est finalement quelques mois plus tard, après avoir acheté un kit à Laure (Woolkiss) et qu’elle m’ait appris les mailles envers et les côtes, que je n’ai plus lâché les aiguilles ! J’ai rencontré tout plein de copains tricoteurs, qui m’ont encore plus motivé à progresser, et je suis devenue accro ! J’aime bien tricoter devant mes séries, c’est devenu difficile d’être devant la télé sans rien faire de mes mains, et j’aime bien l’idée de fabriquer mes propres vêtements, choisir la couleur, le modèle, la matière… Vive le tricot !

Je ne sais pas vous, mais moi, à chaque fois que je voyage, je cherche où trouver de la laine une fois arrivée à destination. 

Une fois n’est pas coutume, et le pays s’y prêtant particulièrement, j’ai cherché où trouver mon bonheur à Reykjavik, capitale de l’Islande. Je n’y étais que pour quelques jours, et ce fût donc une visite rapide, mais non des moindres : The handknitting association of Iceland, autrement dit l'association de tricoteurs-euses islandais-es.

Pour la petite histoire, cette association a été créée en 1977 dans le but de permettre aux intéressés d’acheter directement les ouvrages auprès des gens qui les confectionnent. Une belle façon de générer des revenus pour de nombreuses familles. Mais le lopapeysa (pulls islandais), qui par ailleurs est né dans les années 50 seulement, ne se monte pas n’importe comment, il y a des normes. Il se tricote en un seul morceau, du bas vers le haut, le corps et les manches dans un premier temps, puis on rassemble le tout qui se tricote en rond, en jacquard, et en 100% lopi ! Une laine mèche unique, à la fois chaude, étanche et légère, récupérée sur les moutons islandais, présents depuis l’époque des Vikings, et filée exclusivement à Istex.

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Leur boutique, dans le centre de Reykjavik, est assez extraordinaire. À l’entrée, quelques châles, des bonnets, des moufles… le tout dans un jacquard typique du pays, mais pas que, puisqu’on y trouve aussi d’autres motifs ou encore des puffins, oiseaux emblématiques de l’île. Mais surtout, au fond de la boutique, des montagnes de lopapeysa. Chaque pièce est unique et il y en a de toutes les couleurs et de toutes les tailles. C’est fabuleux ! On en oublie que ça gratte (un peu). D’autant plus que la laine s’adoucit avec le temps et les lavages… Et bien sûr, ils vendent de la laine, des patrons et même des kits.

Vous vous en doutez bien, je ne suis pas repartie les mains vides, j’ai acheté (entre autres) un beau pull islandais, et je l’adore ! Je pourrais donc maintenant facilement me faire passer pour une islandaise puisque j’ai cru comprendre que là-bas, tout le monde ou presque en possédait au moins un… 

Pour info, il faut compter minimum 20 000 isk (couronnes islandaises), soit 160 euros pour avoir votre beau pull !

 Sonia et son beau pull lopapeysa

Sonia et son beau pull lopapeysa